Ambre baltique

Origine de l’ambre

Ambre de la BaltiqueL’ambre est une résine fossile végétale. L’ambre de la baltique s’est formé il y a 40 à 60 millions d’années, à partir de la résine de conifères formant d’immenses forêts de résineux. Sous l’effet de nombreux facteurs physiques et chimiques du milieu, cette résine s’est pétrifiée pour donner naissance à l’ambre.

En tombant sur le sol, la résine a emprisonné des débris végétaux et animaux constituant un véritable piège pour ceux-ci (les insectes composent 90% des inclus

ions animales). Les inclusions dans l’ambre présentent la particularité d’être visibles en trois dimensions et permettent ainsi une très bonne observation du spécimen. D’anciennes espèces animales et végétales inconnues ont ainsi été découvertes.

 

Propriétés physiques et chimiques de l’ambre

L’ambre est une résine amorphe que l’on trouve sous forme d’agrégats, de galets ou de cailloux. Généralement de couleur jaune clair ou orange, l’ambre présente de nombreux coloris : blanc, vert, brun…voire bleu.

L’ambre peut être opaque, translucide ou transparent, cette transparence s’accentuant par chauffage au four.

Insoluble dans l’eau froide, il fond vers 300°C et s’enflamme vers 400°C en dégageant une forte odeur de résine.

Sa faible densité (de 1.3 à 1.9) est légèrement supérieure à celle de l’eau, c’est pourquoi un morceau d’ambre immergé dans un litre d’eau additionnée de 30g de sel flottera.

D’un indice de dureté de 2 à 2.5, selon l’échelle de Mohs (1 correspond au talc et 10 au diamant), l’ambre se raye. Frotté avec un morceau de tissu, il se charge en électricité négative et attire des particules légères telles que les cheveux, poussières, papier…Les anciens remarquant cette propriété, lui attribuèrent le nom d’éléktron en grec, d’où dérive le mot électricité.

L’ambre dans tous ses états …

ambre laiteux brut

Ambre laiteux

ambre brut foncé

Ambre brut foncé

ambre brut orange

Ambre brut orange

Ambre : Etymologie

 

Les termes français ambre et anglais amber viennent de l’arabe « anbar » qui signifie cachalot. Les anciens ont longtemps cru à tort que cette résine était un produit de ce mammifère marin.

Ne confondons donc plus l’ambre jaune d’origine végétale et l’ambre gris d’origine animale (concrétion intestinale des cachalots).

Ce sont les romains, notamment Pline l’ancien, qui révélèrent les origines de l’ambre, lui attribuant le nom de succinum (suc des arbres). Les allemands l’appelèrent Bernstein « la pierre qui brûle », devenu bursztyn en polonais. Les langues slaves, dont le russe jantar, témoignent, par sa signification « je protège » et « amulette », des différentes utilisations faites de l’ambre.

Pour en savoir plus, nous vous recommandons la lecture de l’article publié sur Wikipedia: L’ambre

ambre brute